Pierre DUBUCSa BiographieSon histoirePierre DUBUQ est né en 1640 à Iville canton de Neubourg dans l'Eure (Haute-Normandie) à environ 20 km au sud de Rouen. L'orthographe de son nom est actuellement DUBUC, mais les archives relatent souvent un DU BUC, un DUBUQ, voire un DUBUCQ comme pour son père Jean. Il rejoint Dieppe à 80 km au nord de Rouen, dans le département de la Seine-Maritime (Haute-Normandie) d'où il embarque à 17 ans comme engagé dans la marine vers les Petites-Antilles. Il arrive en 1657 à Saint-Christophe (actuellement Saint-kitts & Nevis situé au nord de la Guadeloupe), première île des Antilles conquise par les Français en 1625 sous la houlette d'un autre Normand au prénom identique : le marquis Pierre Belain d'Esnambuc. Puis il rejoint la même année l'île de la Martinique. La Martinique, découverte par les Européens le 15 juin 1502, lors de la quatrième expédition de Christophe Colomb vers les Amériques, est alors en grande partie occupée par les indiens caraïbes. En effet, ce n'est que trente ans avant l'arrivée de Pierre Dubuc, que Pierre Belain d'Esnambuc établissait les premières bases françaises sur l'île. ![]() ![]() Carte de la Martinique par Vissher datant de 1657 En 1657, les "indiens" autochtones, sont reclus dans la région nommée alors Cabesterre ou Capesterre ("Terres des caps"), qui recouvre le nord atlantique et le centre de la Martinique. Cette région comprend les communes du François, du Robert, de Trinité, du Gros-Morne, de Sainte-Marie, du Marigot, du Lorrain, de Basse-Pointe et de Macouba. Les Français occupent la région anciennement appelée Basse-Terre située sur la côte de la mer des Caraïbes. En 1658, au centre de la Capesterre, face à la presqu'île de la Caravelle, les caraïbes sont repoussés au sud de la Rivière du Galion. La ville de Trinité, qui deviendra le "fief" des DUBUC est créée. En 1660, Pierre Dubuc se marie à Renée Blondeau, veuve richissime de feu Louis Duclos. Soldat, il participe à plusieurs expéditions contre les indiens caraïbes. Vers 1666, au Marigot, sur les territoires conquis du nord atlantique, il obtient une première concession mitoyenne aux moines jacobins, où il s'initie à la culture du cacao. Les indiens survivants fuiront vers les îles voisines de la Dominique ou de Sainte-Lucie. Vers 1671, Pierre Dubuc riche de son mariage, de ses faits d'armes et de sa production agricole, achète la sucrerie Gaillard (qui deviendra l'habitation Duferret) sur les hauteurs Sud-Ouest de la commune de Trinité. C'est ici que naîtrons ses deux enfants : - Jean Dubuc l'Etang en 1672, - Balthazard Dubuc de Bellefonds en 1675. Sa fortune s'amplifie encore et toujours grâce à la production sucrière et sa contribution à diverses expéditions dans les îles voisines (Tobago, Saint-Vincent, Saint-Eustache). Entre 1677 et 1701, il fera l'acquisition dans l'ordre des habitations sucrières suivantes : - Desmarinières au sud de Trinité., - Spoutourne au centre-sud de la Presqu'île de la Caravelle, - la Camille, - Grands Fonds Galion, - Galion au sud de Trinité - Pointe Marcussy et Blin. Sa carrière militaire est récompensée dans le même temps, avec les grades de lieutenant de milice en 1689 et capitaine en 1691. Il obtient des lettres de noblesse enregistrées le 6 mars 1702 au Conseil Souverain de la Martinique. Suite au probable décès de sa femme Renée, Pierre se remarie en 1687 avec Françoise Thérèse Gombault, de laquelle il aura 3 nouveaux enfants : - Pierre Dubuc d'Esturet, - Marie-Anne Dubuc, - Elisabeth Dubuc d'Enneville, qui naîtra 1 an avant la mort de son père. Pierre Dubuc meurt grand propriétaire et colonel des armées en 1708. Les différentes habitations sont alors partagées entre les 2 enfants du premier mariage et resteront entre les mains des descendants Dubuc qui étendront encore les possessions dans la région à tel point qu'en 1764, le Gouverneur Fénelon dira "A la Trinité, à la Tartane, au Galion, tout est Dubuc". Modifié le 15/02/2008 |