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Auteur : Jean-Jacques BARON - Sun, 23 Jul 2017 14:32:31 +0200
MAUCOMBLE Jean-François

Jean-François
MAUCOMBLE


Jean-François
MAUCOMBLE

Général de l'Empire


Une carrière "Napoléonienne"


Jean-François Maucomble est né le 2 Juillet 1776 à Charleville, dans les Ardennes (devenue, le 1er octobre 1966, Charleville-Mézières).

20 Février 1794 - Quelques jours après la fusion de l'école d'artillerie de Metz et de l'école du génie militaire de Mézière, il est reçu à l'école royale d'application du génie de Metz, où il est formé comme ingénieur des armées.

21 Mars 1795 - Il obtient le grade de Lieutenant du génie militaire.

19 Juillet 1795 - Il est nommé capitaine du génie à Ypres (Flandre-Occidentale), sur les chantiers de réparation des places d'Ypres et de Menin, qui venaient de subir des sièges destructeurs.

1797 : Capitaine du génie à Mézières.

Mars 1797 : Chef du génie.

1er juillet 1799 : Il intégre "l'armée d'Italie" auprès du général Chasseloup-Laubat, qui lui-même se trouve directement sous le commandement du jeune général Bonaparte. Il s'occupe de travaux de fortification.

5 Mars 1800 : Remarqué et pris en amitié par le général de la Révolution Antoine Richepanse, il est nommé chef du génie de la division Richepanse d'abord dans "l'armée d'Italie" puis dans "l'armée du Rhin", pour piloter les travaux de fortification.

L'historien H. de Lestrées rapporte une anecdote intéressante survenue non loin du fort du Col de Tende dans les Alpes du Sud, à la frontière italienne. Maucomble est chargé par Richepanse d'explorer les gorges qui aboutissent à la forteresse. Un jour, le chef du génie Maucomble rencontre le colonel Terrasson qui souhaite vérifier sur l'instant son travail et constitue "au pied levé" une petite troupe avec 3 autres soldats pour explorer la montagne. Maucomble les conduit sur un petit plateau dominant les régions avoisinantes lorsque surgissent une soixantaine de "Barbets" (troupes piémontaises) qui mettent en joue les cinq explorateurs en leur demandant de se rendre. Les français décident courageusement de fendre les rangs ennemis en dévalant un versant du plateau. Les piémontais tirent pratiquement à bout portant. Deux Français tombent, les trois autres se battent. Le colonel Terrasson est blessé et mis hors de combat. Maucomble et le capitaine Tournadre s'échappent. Puis sachant le colonel en danger de mort, ils reviennent sous le feu ennemi et chargent le blessé sur leurs épaules. "Les Barbets, émerveillés de ce trait de dévouement, ouvrirent leurs rangs, afin de laisser passer ces hommes courageux".

4 Mai 1800 : Jean-François Maucomble devient aide de camp provisoire du général Richepanse et rejoint avec ce dernier "l'Armée du Rhin" et le général Moreau.

3 Décembre 1800 : Il participe à la bataille d'Hohenlinden.

23 Septembre 1801: Il est confirmé "aide de camp" par arrêté des consuls.

13 Mars 1802 : Il suit le général Richepanse dans l'expédition de la Guadeloupe (3500 hommes), décidée par Bonaparte dans le but secret et inavouable de démanteler l'armée coloniale et de rétablir l'esclavage aboli en 1794. Il est "forcé d'opter entre le génie et l'emploi d'aide de camp" selon l'auteur Georges Six. Il choisit la fonction "d'aide de camp du général de cavalerie".

28 Mai 1802 : Jean-François Maucomble se fait remarquer lors de "l'attaque de Matouba" sur Basse-Terre en Guadeloupe. Triste date pour la population noire de Guadeloupe, où assailli, le colonel mulâtre Louis Delgrès, se donnera la mort avec 300 de ses fidèles pour ne pas être de nouveau réduit en esclavage.

Selon l'historien H. de Lestrées, il reste quelques deux mille valeureux prisonniers que le général Richepanse ne souhaite pas garder en raison du danger qu'ils représentent. Il désigne Maucomble pour participer au transfert des Guadeloupéens dans les mines de Potosi en Colombie. Après un voyage difficile, l'équipage aborde Carthagène en Amérique du Sud. Mais le gouverneur espagnol refuse d'accueillir l'expédition. Celle-ci repart alors à destination de New York. Mauvais choix, car la traite est abolie dans cette partie des Etats-Unis, et les autorités font promettre à Maucomble de ne pas débarquer un seul nègre sur le sol de l'Union en échange de vivres pour l'expédition. De riches planteurs des Etats du sud (Caroline et Géorgie) prennent connaissance de ce convoi, et sollicitent le gouverneur de la Guadeloupe moyennant finance pour se faire livrer la "cargaison" à raison de "mille gourdes par tête d'esclave". Jean-François Maucomble, fidèle à la parole données aux autorités de l'Union, refuse d'obtempérer, se fait ravitailler comme promis en vivre et se dirige sur Brest. Les deux milles Guadeloupéens seront alors envoyés à l'Ile-de-France (Actuellement, l'ïle Maurice), tandis que le premier consul saluera la conduite incorruptible de Maucomble.

Le militaire-voyageur Maucomble repart alors pour les Antilles.

3 Septembre 1802 : Le Général Antoine Richepanse décède brutalement en Guadeloupe de la fièvre jaune à l'âge de 32 ans. Il avait été remplacé 3 mois plus tôt par le général Jacques-Nicolas Gobert.

Octobre-Novembre 1802 : Le général Gobert quitte la Guadeloupe. Jean-François Maucomble aussi. Dans "Géographie illustrée des Ardennes", Albert Meyrac écrit : "il revient en France, non sans difficultés".

18 Décembre 1802 : Jean-François Maucomble est nommé chef d'escadron de cavalerie.

14 Septembre 1803 : Il devient l'aide de camp du général Gobert.

15 Décembre 1803 : Jean-François Maucomble devient "Aide de camp" du général Frédéric Henri Walther.

14 Juin 1804 : Il reçoit le titre de Chevalier de la Légion d'Honneur.

De 1805 à 1807 : Jean-François Maucomble combat en tant qu' Aide de camp et Chef d'escadron dans la Grande Armée Napoléonienne (Régiment de Grenadiers à cheval de la garde impériale), en Autriche, Prusse et Pologne. Période durant laquelle il participe à quelques fameuses batailles :
- Le 4 Novembre 1805 : blessé d'un coup de sabre au poignet droit à Amstetten (haute Autriche). Il a son cheval tué sous lui.
- Le 2 Décembre 1805 : bataille d'Austerlitz,
- Le 8 Février 1807 : blessé de plusieurs coups de sabre à la tête et au visage à la bataille d'Eylau en Prusse (et actuellement en Russie), après plusieurs charges vigoureuses. Il en gardera de glorieuses cicatrices. Durant ce combat, il a un cheval tué sous lui par un éclat de mitraille. Malgré une victoire, il y eût entre 20000 et 25000 morts côté français, soit un tiers des forces napoléoniennes engagées.

26 Décembre 1805 : Il reçoit le titre d'Officier de la Légion d'Honneur.

19 Mars 1808 : Jean-François Maucomble obtient par décret impérial, une dotation de 2000 francs de rente annuelle sur les biens réservés de Westphalie.

10 Septembre 1808 : il monte en grade, au rang de colonel de cavalerie, tout en restant provisoirement aide de camp du général Walther.

16 Mars 1809 : Il commande le premier régiment provisoire de chasseurs formé à Versailles. Le Corps de la Cavalerie Impériale compte 84 régiments : Carabiniers, Cuirassiers, Dragons, Hussards et Chasseurs.

8 Mai 1809 : Il sert sous le maréchal François Christophe Kellermann, dans le corps d'observation de l'Elbe.

15 Août 1809 : Jean-François Maucomble obtient par décret impérial, une dotation de 4000 francs de rente annuelle sur le département de Rome.

12 Juillet 1810 : Il est mis en disponibilité.

15 Juillet 1810 : Il reçoit le titre de "Baron de l'Empire" par lettres patentes.

3 Septembre 1810 : Il commande le 2ème régiment provisoire de chasseurs.

7 Octobre 1810 : Il demande à commander le 29ème régiment de chasseurs à cheval et obtient cette nomination directement de l'empereur Napoléon 1er, avec son rang de Colonel.



Modifié le 29/10/2009
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