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Auteur : Laurent ROYER - Wed, 26 Apr 2017 11:46:17 +0200

Château Dubuc


Château Dubuc

Histoire


Développement de l'habitation


En 1728, 3 ans après son implantation sur les lieux, Louis du Buc construit un moulin à bêtes, une sucrerie distillerie, une purgerie, une étuve, un entrepôts pour le coton. Il monte un barrage en amont de chacune des deux ravines, et bâtit les canalisations.

Le village des esclaves travaillants dans les champs ("les nègres de jardin"), est implanté de l'autre côté de la ravine ouest, jusqu'en bord de mer. Composé d'une vingtaine de cases, il se situe proche des plantations en dehors du périmètre délimité par les ravines Ouest et Est, réservé aux bâtiments agro-industriels. Il ne reste aucune trace de ce village aujourd'hui.


L'habitation en Arrivant
L'habitation en Arrivant*
L'habitation en Arrivant
L'habitation en Arrivant*
L'habitation en Arrivant
L'habitation en Arrivant
Fort des gains issus de la vente du sucre, de la mélasse (résidu du sucre), du tafia (le Rhum) et du café, Louis entreprend à partir de 1740 la construction de sa maison : la "Grand' Case". Le visiteur est accueilli par le vestibule avec à sa droite, l'escalier qui mène aux chambres de l'étage. Sous l'escalier, un logis est aménagé pour la servante ou le valet de nuit. Au rez-de-chaussée, après le vestibule, le visiteur est conduit dans la grande salle de compagnie  (le salon) , la galerie (terrasse ou varangue) orientée face à la mer, avec en bout une grande citerne et en contre-bas une fontaine, qui ferait presque penser de nos jours à une piscine à débordement !.. Une des petites pièces du rez-de-chaussée est occupée par le cabinet de toilette avec une baignoire en zinc. A proximité de la "Grand' Case", il édifie la cuisine, qui issue d'une tradition caraïbe est toujours séparée de l'habitation principale. Cette tradition perdure encore dans les grandes familles fortunées de la Martinique (comme la piscine à débordement face à la mer d'ailleurs !...). A l'étage de la cuisine, sont logés l'économe, les visiteurs, médecin ou curé de passage ainsi que quelques domestiques. C'est dans ce lieu en aparté, que certains gérants accueillaient la nuit tombée, leur maîtresse choisie parmi les jeunes esclaves. Non loin à l'ouest de l'habitation principale Louis du Buc construit un "hôpital", ou une infirmerie selon le terme choisi, où résident les malades et accidentés. A côté se trouve la buanderie et dans une douzaines de maisonnettes, logent les esclaves "qualifiés" : sucriers, distillateurs et artisans.

Plus tard, Louis du Buc bâtit non loin à l'ouest du réservoir principal, des caves qui serviront tantôt de remises pour les marchandises précieuses, tantôt de cachots pour esclave désobéissant.

Les deux enfants de Louis du Buc, "Louisy"* et "Bellefonds"*, devenus adultes participent inégalement au développement de l'habitation. En effet "Louisy" mène parallèlement une carrière d'aîné de la famille : une carrière de militaire. Il est d'ailleurs blessé lors de l'attaque anglaise de 1759. En 1762, sous la courte occupation britannique qui durera un an, Louisy est à nouveau blessé et fait prisonnier. La même année, "Bellefonds", plus impliqué dans la gestion du domaine, profite de l'absence de son frère et du retrait de son père* pour intégrer l'activité de la Caravelle au réseau industriel et commercial de l'usine du Galion, possession de la famille cousine du Buc l'Etang.

1765 est une année funeste pour l'habitation la Caravelle. Le 14 avril 1765, Louis du Buc du Galion* décède dans son fief. Puis un violent cyclone ravage le domaine, les cuves et les bâtiments.


Les effets du Cyclone Dean
Les effets du Cyclone Dean*
Les effets du Cyclone Dean
Les effets du Cyclone Dean*
Les effets du Cyclone Dean
Les effets du Cyclone Dean
A la mort du père, Louis du Buc du Galion junior, dit "Louisy" hérite de l'habitation la Caravelle. Son frère cadet, Pierre du Buc de Bellefonds dit "Bellefonds" se voit attribuer l'habitation Spoutourne (sur la même côte sud de la presqu'île de la Caravelle, à quelques kilomètres à l'ouest du château Dubuc).

Louisy s'installe dans l'habitation avec Anne-Charlotte de Saillans épousée deux ans plus tôt et leur bébé de 18 mois Marie-Françoise. Militaire, Louisy souffre de blessures de guerre. En 1766, un autre cyclone vient fragiliser plus encore l'économie du domaine. En 1769, Louis du Buc junior doit "partir pour France", afin de se faire soigner et confie l'habitation à son jeune neveu, Henry du Buc de Rivery. Mais "Bellefonds", prétendant tout comme son frère à l'héritage de l'habitation la Caravelle, prend en charge la gestion du domaine parallèlement au domaine de Spoutourne. Profitant de l'ouverture commerciale vers le continent américain, Il restaure et agrandit la purgerie ouest pour exporter la mélasse et le rhum.

1771 est une autre année funeste pour l'habitation la Caravelle. Louisy rentre de France et décède au domaine à l'âge de 45 ans, le 31 juillet 1771. Le 26 octobre 1771, Pierre du Buc de Bellefonds perd son fils aîné Jean-Louis qui n'avait que 20 ans. Toujours cette même année, "Bellefonds" chasse la famille de son défunt frère, à savoir Anne-Charlotte et sa fille Marie-Françoise alors âgée de 9 ans, et prend en charge l'exploitation du domaine tout en restant basé sur Spoutourne.



Modifié le 02/04/2009
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