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Auteur : Laurent ROYER - Wed, 26 Apr 2017 11:43:59 +0200
DUBUC Pierre

Pierre
DUBUC


Pierre
DUBUC

Sa Biographie


Son histoire


Pierre du BUQ est né en 1640 à Iville canton de Neubourg dans l'Eure (Haute-Normandie) à environ 20 km au sud de Rouen.

L'orthographe de son nom est controversée : DUBUC, DU BUC, DUBUQ, voire DUBUCQ que nous trouvons attribué à son père Jean sur certains documents généalogiques.

Les archives familiales dont le contenu est révélé en 2008 dans le livre "1493-1848 *** Si la Martinique m'était contée... " par Yvan Brunet du Buc de Mannetot apporte quelques lumières sur l'origine exacte du nom.

Pierre III du Buq est issu de la noblesse. Il est le fils cadet de Jean VI du Buc du Fontenil, chevalier. Un père aventurier qui avait déjà fait le voyage en Martinique en compagnie de son voisin et ami le marquis Pierre Belin d'Esnambuc.

Dès l'âge de 14 ans, il entre dans le régiment du Grand-Maître de Malte, quand survint en 1657, alors qu'il n'a que 17 ans, un événement qui bouleversera sa destinée. Un querelle inexpliquée à ce jour avec son cousin le chevalier de Biencourt, vire en duel et se conclue par la mort tragique de ce dernier.

Contraint de fuir les mousquetaires du roi pour meurtre, il commence par supprimer sa particule et se fait appeler simplement Pierre DUBUC. Nom qu'il conservera toute sa vie.

Il rejoint Dieppe à 80 km au nord de Rouen, dans le département de la Seine-Maritime (Haute-Normandie) d'où il embarque à 17 ans comme engagé dans la marine vers les Petites-Antilles. Il arrive en 1657 à Saint-Christophe (actuellement Saint-kitts & Nevis situé au nord de la Guadeloupe), première île des Antilles conquise par les Français en 1625 sous la houlette du fameux Pierre Belain d'Esnambuc. Puis il rejoint la même année l'île de la Martinique.

La Martinique, découverte par les Européens le 15 juin 1502, lors de la quatrième expédition de Christophe Colomb vers les Amériques, est alors en grande partie occupée par les indiens caraïbes. Lorsque Pierre du Buc débarque à Saint-Pierre, les Français occupent ce lieu depuis 1635, 22 ans plus tôt.


Carte de la Martinique par Vissher datant de 1657
Carte de la Martinique par Vissher datant de 1657
Carte de la Martinique par Vissher datant de 1657
© Collection Jeff Bodington
En 1657, les "indiens" autochtones, sont reclus dans la région nommée alors Cabesterre ou Capesterre ("Terres des caps"), qui recouvre le nord atlantique et le centre de la Martinique. Cette région comprend les communes du François, du Robert, de Trinité, du Gros-Morne, de Sainte-Marie, du Marigot, du Lorrain, de Basse-Pointe et de Macouba. Les Français occupent la région anciennement appelée Basse-Terre située sur la côte de la mer des Caraïbes.

En 1658, au centre de la Capesterre, face à la presqu'île de la Caravelle, les caraïbes sont repoussés au sud de la Rivière du Galion. La ville de Trinité, qui deviendra le "fief" des DUBUC, est créée.

En 1660, Pierre du Buc se marie à Renée Blondeau, veuve richissime de feu Louis Duclos.

En 1661, il fixe son lieu d'habitation dans la Capesterre, à la Trinité, sur la côte est atlantique de la Martinique

Militaire, il participe à plusieurs expéditions contre les indiens caraïbes. Vers 1666, au Marigot, sur les territoires conquis du nord atlantique, il obtient une première concession mitoyenne aux moines jacobins, où il s'initie à la culture du cacao. Les indiens survivants fuiront vers les îles voisines de la Dominique ou de Sainte-Lucie.

Vers 1671, Pierre du Buc riche de son mariage, de ses faits d'armes et de sa production agricole, achète la sucrerie Gaillard (qui deviendra l'habitation Duferret) sur les hauteurs Sud-Ouest de la commune de Trinité.

C'est ici que naîtrons ses deux enfants :
Jean du Buc de l'Etang* en 1672,
- Balthazard du Buc de Bellefonds en 1675.

Sa fortune s'amplifie encore et toujours grâce à la production sucrière et sa contribution à diverses expéditions dans les îles voisines (Tobago, Saint-Vincent, Saint-Eustache). Entre 1677 et 1701, il fera l'acquisition dans l'ordre des habitations sucrières suivantes :
- Desmarinières au sud de Trinité.,
- Spoutourne au centre-sud de la Presqu'île de la Caravelle,
- la Camille,
- Grands Fonds Galion,
- Galion au sud de Trinité
- Pointe Marcussy et Blin.

Sa carrière militaire est récompensée dans le même temps, avec les grades de lieutenant de milice en 1689 et capitaine en 1691. Il obtient des lettres de noblesse enregistrées le 6 mars 1702 au Conseil Souverain de la Martinique. (Une noblesse retrouvée, mais seul Pierre du Buc peut en juger de part ses origines cachées).

Suite au probable décès de sa femme Renée, Pierre se remarie en 1687 avec Françoise Thérèse Gombault, de laquelle il aura 3 nouveaux enfants :
- Pierre du Buc d'Esturet,
- Marie-Anne du Buc,
- Elisabeth du Buc d'Enneville, qui naîtra 1 an avant la mort de son père.

Pierre du Buc meurt grand propriétaire et colonel des armées en 1708. Les différentes habitations sont alors partagées entre les 2 enfants du premier mariage et resteront entre les mains des descendants du Buc qui étendront encore les possessions dans la région à tel point qu'en 1764, le Gouverneur de la Martinique François Louis de Salignac, marquis 
de Fénelon, rentrant d'une visite au quartier de La Trinité dira "A la Trinité, à la Tartane, au Galion, tout est Dubuc ! ".


Modifié le 19/01/2013
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