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Auteur : Laurent ROYER - Wed, 26 Apr 2017 11:46:37 +0200
DUBUC Pierre

Pierre
DUBUC


Pierre
DUBUC

Sa Biographie


Rencontre avec le père Labat


 Jean-Baptiste Labat (le père Labat) raconte dans son livre "Voyage aux isles" sa rencontre avec Pierre Dubuc.

Le récit de cette courte visite est extrait de l'édition "Voyage aux isles - Chronique aventureuse des Caraïbes - 1693 - 1705" éditée par Michel Le Bris en 1998.

Le père Labat est visiblement impressionné par cet homme conquérant, qui en 1694 vivait sur l'habitation Desmarinières.

"Avant d'arriver au bourg de la Trinité, nous allâmes à l'habitation de M. du Buc, à qui le Père Martelli avait à parler ; et comme il était à peu près l'heure du dîner, on nous y convia, et nous l'acceptâmes. La maison du sieur du Buc est située sur le morne, ou colline, qui sépare le cul-de-sac de la Trinité d'avec celui du Galion". (Voir la carte des habitations "Dubuc").

"J'étais charmé de la situation de cette maison dont la vue s'étend sur le bourg, le port et le fort de la Trinité, et sur une partie de la Cabesterre. M. du Buc était un des premiers habitants de la Martinique. Il fut un de ces braves qui chassèrent les sauvages de la Cabesterre de cette île, après un rude combat qu'il y eut entre les deux nations à la case Borgne, qu'on appelle aujourd'hui le fort Sainte-Marie ; d'où, après qu'on les eut poussés jusqu'au culs-de-sac les plus reculés du côté de l'est, le sieur du Buc s'établit au cul-de-sac de la Trinité, dont on peut dire qu'il a été le premier habitant, qu'il y a fait la première sucrerie, et que c'est à lui que ce quartier, à présent le plus considérable de l'île, est redevable de la culture du cacao, dont ayant trouvé quelques arbres dans les bois, il en a multiplié l'espèce."

"Le soin de son bien ne l'a jamais empêché de se trouver partout où il pouvait acquérir de la gloire et donner des preuves de son zèle et de son courage. On l'a vu aux combats de Saint-Christophe, à la prise d'Antigues, de Nièves, de Montserrat, de Tabac, de Saint-Eustache, de Corossol."

Aujourd'hui, nous parlerions des îles de Saint-Kitts et Névis, d'Antigua, de Montserrat, de Saint-Eustache et de Curaçao.

"Il s'était distingué dans toutes ces occasions , et il avait reçu plusieurs blessures. Il aida encore à chasser les Anglais de la Guadeloupe en 1691 et à les repousser de devant le fort Saint-Pierre de la Martinique, qu'ils avaient attaqué en 1692".

Le père Labat en profite pour faire hommage au courage du fils aîné de Pierre Dubuc, Jean Du Buc-L'Étang, alors âgé de 31 ans, qu'il suivra au combat lors de son voyage en Guadeloupe en 1703.

"Son fils aîné, Jean du Buc, que l'on appelait du Buc-L'Étang pour le distinguer de son père, a marché fidèlement sur ses traces. Il fut blessé à la descente que les Anglais firent à la Martinique. Il servit avec beaucoup de distinction à la Guadeloupe en 1703, à la tête d'une compagnie de cent habitants de son quartier, et il ne contribua pas peu à forcer les Anglais de se retirer."


Modifié le 09/06/2008
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