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Auteur : Laurent ROYER - Sun, 23 Jul 2017 14:41:27 +0200
LIÉBAUT Albert

Albert
LIÉBAUT


Albert
LIÉBAUT

Sa Biographie


La famille Liébaut à Baccarat


Alors, Albert va travailler à Valenciennes (dans le Nord), chez un certain Mr Carillon, qui fabrique des appareils pour les sucreries de la région. Après la récolte de la betterave, on remet les machines en route. La tradition veut que l'on festoie toute la journée, avant de relancer les machines en grande pompe vers 16 heures. Les notables de la région sont invités à ces cérémonies, et naturellement Albert est à chaque fois de la partie en tant que fournisseur. C'est au cours d'une de ces visites festives, dans une sucrerie des Ardennes (à Rocroi), qu'Albert rencontre Louise Dromart (originaire d'Haybes dans les Ardennes).

Le père de Louise, Edmond Dromart*, est ingénieur civil et l'inventeur de l'appareil Dromart. Cette machine permet d'extraire à partir des pins, à la fois du charbon de bois et des produits pyroligneux (alcool, acétone, acide acétique). L'homme n'est pas franchement enchanté de cette rencontre. Albert est ingénieur Centralien, certes, mais d'origine si modeste...

Albert épouse Louise et le couple s'installe à Anzin, dans le Nord, commune limitrophe de Valenciennes. Mais il se lasse de son travail chez Mr Carillon. Alors Albert trouve une annonce dans un journal, pour l'embauche d'un ingénieur aux cristalleries de Baccarat. Il répond à l'annonce, et on lui donne rendez-vous au Grand Hôtel à Paris. Il y rencontre Monsieur Adrien Michaut qui est non seulement un des administrateurs, mais aussi le directeur de la cristallerie. Albert se voit offrir une place pour la mécanisation des ateliers. L'industrie du cristal est encore une activité très artisanale et Monsieur Michaut, polytechnicien, veut "secouer tout ça". Les deux hommes s'entendent sur les modalités, et Albert s'installe en 1888 avec sa femme à Baccarat (Meurthe-et-Moselle), ville dont ils ne connaissent rien ni personne.


Ses 2 enfants : André et Yvonne
Ses 2 enfants : André et Yvonne*
Ses 2 enfants : André et Yvonne
Ses 2 enfants : André et Yvonne*
Ses 2 enfants : André et Yvonne
Ses 2 enfants : André et Yvonne
© Descendants Famille Radas
Là bas, le couple a 3 enfants :
- Yvonne, née le 23 juillet 1890.
- Maurice, né en 1893. Mais comme il n'y a pas de maternité à l'époque, il fait une infection puerpérale (la fièvre puerpérale), devient immédiatement aveugle. L'infection ou une fragilité induite ne le quittera pas. Il mourra en 1913, à l'âge de 20 ans.
- André, né le 15 novembre 1901, qui reprendra plus tard les affaires de son père, et à qui l'on doit une grande part de cette reconstitution historique.

Pendant, ces années à Baccarat, Albert est donc directeur technique, puis directeur général de "la manufacture", sous la hiérarchie directe de Mr Michaut. Il mécanise, met en place des nouveaux procédés dont certains pour la coloration du cristal.

Il marie sa fille Yvonne à Raoul Radas*, le 14 mars 1911. Son a priori sur son gendre est finalement similaire à celui que son beau-père Edmond avait eu pour lui à son propre mariage...

Quelque temps plus tard, il va trouver son employeur, Monsieur Michaut, pour lui demander une augmentation promise. Il vient de marier sa fille. Son fils André a 10/11 ans. Monsieur Michaut lui répond alors de façon assez désinvolte : “Oh ! les promesses... vous savez... ”. Albert en a alors "gros sur la patate". Il a tellement fait pour Baccarat, avec honnêteté et scrupules. Il refusa même un pont d'or qu'on lui offrait pour créer une usine concurrente sur le modèle de Baccarat... aux Etats-Unis. Il ne pense donc plus qu'à une chose... quitter Baccarat.

La providence veut qu'à ce moment là, il rencontre l'ancien directeur du Dépôt Baccarat de la rue de paradis à Paris : Monsieur Bessière. Entre-temps, ce monsieur, qui avait été lui aussi sous l'autorité directe de Mr Michaut, était entré dans le capital d'une affaire de textile qui s'appelait les "comptoirs liniers". Il s'agit d'une société de 3 associés en commandite simple avec plusieurs usines aux environs de Dunkerque. Monsieur Bessière apprécie beaucoup Albert et lui dit en substance :

“Écoutez, je suis dans une affaire de textile. J'ai besoin d'un ingénieur, en particulier concernant l'usine de Saint-Pol”.

Modifié le 02/01/2013
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