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Auteur : Guy LEPINE - Wed, 26 Apr 2017 11:54:31 +0200
RIGAUX Vital

Vital
RIGAUX


Vital
RIGAUX

Sa Biographie


La création du corps de Sapeurs-Pompiers


Un corps de sapeurs-pompiers plus ou moins organisé, existe à Fumay au moins depuis la seconde moitié du XVIIIéme siècle, puisque l’on retrouve dans les archives communales un devis (pour employer le terme actuel) relatif à la fabrication d’une pompe à feu pour la ville de Fumay .
Plus récemment, un arrêté préfectoral du 7 mars 1904 crée dans la commune de Fumay un corps de sapeurs-pompiers.
 
Sûrement   sollicité par les autorités municipales d’alors, mais aussi motivé par cette mission de service « au service des autres » , Vital RIGAUX va « rentrer » chez les sapeurs-pompiers le 2 septembre 1911, à l’âge de 39 ans . Le corps de l’époque était il sans chef ? Avait il besoin d’être restructuré ? Nous manquons actuellement d’éléments d’archives pour le dire…. Peut être que des recherches futures permettront de le préciser. Toujours est il que le fait qu’il fût adjudant durant son service militaire n’est pas étranger à sa nomination au grade de capitaine, commandant la compagnie  et ce, dès son entrée au corps des sapeurs-pompiers de Fumay.
 
Sa première décision sera d’organiser ce corps de sapeurs-pompiers, tant au niveau de l’effectif qu’au niveau du conseil d’administration. Dans le livre d’ordres et décisions du conseil d’administration de la compagnie de sapeurs-pompiers de Fumay, les premiers comptes-rendus sont consacrés à cette réorganisation, réorganisation qui s’appuiera sur un décret de 1903 mais aussi sur un arrêté préfectoral qui fixe l’effectif légal de la compagnie :
 
Vu le décret du 10 novembre 1903 relatif à l’organisation des corps de sapeurs-pompiers,
Vu l’arrêté préfectoral en date du 7 mars créant dans la commune une compagnie à effectif légal de 55 hommes gradés compris,
Vu la délibération du conseil municipal en date du 27 novembre 1903 engageant la commune à subvenir aux dépenses de la compagnie conformément aux prescriptions de l’article 3 du décret du 10 novembre 1903,
         Le cadre du corps est réglé de la manière suivante :
·         Capitaine, commandant : 1
·         Lieutenant : 1
·         Sous lieutenant : 1
·         Adjudant : 1
·         Sergent Major : 1
·         Sergents : 4
·         Sergent fourrier : 1
·         Caporaux : 8
·         1 ère classes : 8
·         tambours et clairons :6
·         sapeurs : 23
·         soit un total de 55 hommes.
 

Manoeuvre 8 juin 1913
Manoeuvre 8 juin 1913
Manoeuvre 8 juin 1913
Manoeuvre 8 juin 1913
Manoeuvre 8 juin 1913
Manoeuvre 8 juin 1913

Vital Rigaux occupera cette fonction de chef jusqu’à son départ pour la guerre le 5 août 1914. Dès la fin du conflit et son retour à Fumay, Vital RIGAUX reprendra du service.
C’est ainsi que par décision ministérielle et décret en date du 3 novembre 1920, il est conforté dans son grade de capitaine,  et confirmé comme commandant la compagnie des sapeurs-pompiers de Fumay.
La guerre avait désorganisé le corps et certains sapeurs-pompiers avaient été tués lors du conflit.
Là également, la première tache assurée par Vital RIGAUX sera de reconstituer l’encadrement, en nommant notamment 2 officiers, ainsi que des caporaux.
Un officier sera chargé de la direction du service des pompes (5 pompes à bras)  et distribution d’eau, un autre se verra confier la mission du service d’assaut et autres différents services d’incendie.
 
Le 22 décembre 1921, il est nommé inspecteur adjoint de l’arrondissement de Rocroi. Cette fonction va entre autre l’amener à se rendre dans les corps de sapeurs-pompiers de la « pointe » et du plateau. Il devra alors cumuler ses fonctions de chef de corps local et celle d’inspecteur adjoint.
 
Sous la direction de Vital RIGAUX , les premiers travaux du conseil d’administration de la compagnie seront de mettre en place un règlement  de service mais aussi un système d’amendes destinées à sanctionner les manquements à la discipline et les insubordinations.
 
 
C’est ainsi qu’en 1922, le barème des amendes est le suivant :
manquer à la manœuvre : cinq francs (l’équivalent d’environ 5 € en 2006 *) retard à l’appel : cinquante centimes (l’équivalent d’environ 0.50 € en 2006 *) retard à la manœuvre : un franc  (l’équivalent ‘environ 1 € en 2006 *)manquer à l’incendie : dix francs (l’équivalent d’environ 10 € en 2006 *)permissionnaire : deux francs cinquante  (l’équivalent de 2.50 € en 2006 *)démission : cinquante francs (l’équivalent d’environ  50.00 € en 2006 *)inconduite :cinquante francs (l’équivalent d’environ  50.00 € en 2006 *)     *source  INSEE 2007
                                                                                                                  
 

Remise de décorations
Remise de décorations
Remise de décorations
Remise de décorations
Remise de décorations
Remise de décorations
© Archives privées famille Hannotel-Rigau

En 1924, le conseil d’administration de la compagnie augmentera les amendes pour manquement à la manœuvre et à l’incendie.. Doit on en déduire pour autant que la compagnie connaissait des difficultés d’assiduité parmi le personnel ? Pas forcément.. Le tarif des amendes était en fait réévalué et aligné sur l’augmentation des subventions accordées par la municipalité à l’adresse de la caisse de retraite, dont nous parlerons après.
 
Afin de faire appliquer la discipline nécessaire au bon déroulement des opérations, le capitaine Vital RIGAUX a du proposer aux  conseils d’administration successifs des sanctions plus ou moins sévères à l’encontre de sapeurs-pompiers indisciplinés  ou intempérants.
C’est ainsi que l’on peut noter, parmi les sanctions infligées, que  certaines se soldent par la radiation de l’intéressé :
 
-conseil d’administration du 10 novembre 1921: radiation disciplinaire d’un sapeur de 1ère classe,  
 
-conseil d’administration du 2 juillet 1924 :rétrogradation du grade de caporal au grade de sapeur de 1ère classe
 
-conseil d’administration du 6 décembre 1926 :radiation de 4 sapeurs pour absentéisme,
 
-conseil d’administration du 5 décembre 1927 :radiation d’ 1 caporal et de 3 sapeurs pour absentéisme,
 
-conseil d’administration du 7décembre 1932 :radiation de 2 sapeurs pour absentéisme,
 
-conseil d’administration du 1er septembre 1933 : cassation et révocation d’un sous-officier pour inconduite et insubordination lors d’un incendie,
 
-conseil d’administration du 25 août 1935 :radiation de 3 sapeurs pour absentéisme,

Modifié le 01/08/2008
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